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De la charpente au ski alpin

De la charpente au ski alpin
 
11.10.19 - Matthias est serviceman. Pendant la saison d’hiver, il suit une équipe suisse de ski alpin pour s’occuper du matériel. Il nous raconte son quotidien.
Mathias est un passionné. Encore charpentier il y a quelques années, il suivait des jeunes dans les skis clubs afin de les entraîner en parallèle à son travail. Aujourd’hui, à l’âge de 28 ans, il travaille en tant que serviceman (appelé également «technicien ski alpin») pour la relève du cadre C féminin chez Swiss Ski depuis plus de deux ans.
Un tournant professionnel
Alors que Mathias était en arrêt maladie pendant six mois suite à une blessure sportive, il se posait des questions quant à son avenir professionnel.
La peur de ne plus pouvoir faire de courses de ski et sa forte envie de rester dans ce domaine l’ont poussé à se renseigner sur le métier. Un tournant professionnel qu’il n’aurait pas pensé aussi rapide après plusieurs années d’expérience dans le milieu de l’agriculture puis de la charpente. «Etre serviceman n’exige pas de formation spécifique. Cela demande une bonne connaissance du sport et des différentes disciplines. Il faut aussi savoir parler plusieurs langues, être relationnel et manuel. J’étais déjà un skieur et les membres de Swiss Ski avaient des besoins urgents au moment où j’ai pris contact avec eux», raconte-t-il.

Un métier à responsabilités
Mathias est chargé de s’occuper du matériel des athlètes de haut niveau principalement dans la skiroom et pendant les courses sur la neige. Les chronométrages et analyses vidéo (détails au ralenti) qu’il doit faire pendant les entraînements lui permettent de connaître les skis dont ils ont besoin et trouver des solutions en adaptant les réglages selon la température de la neige, par exemple. «Il est nécessaire d’établir une relation de confiance avec les athlètes car mes responsabilités sont assez grandes dans les blessures potentielles. La fatigue accumulée au fil de la saison et le rythme intense des journées demandent une maîtrise de soi importante», explique-t-il.

Un rythme soutenu
Mathias vit au rythme de deux saisons, l’hiver et l’été. Il travaille parfois à la maison et doit faire de nombreux voyages entre les courses. Le métier de serviceman demande une grande flexibilité, car le programme dépend de la météo. «Il faut être capable d’être loin de sa famille et de travailler parfois les dimanches. L’avantage, c’est que j’ai plusieurs jours libres en semaine. C’est un choix de vie. Mon plus gros défi: la gestion des émotions extrêmes. Une athlète peut obtenir une grande victoire en coupe d’Europe et se blesser grièvement le lendemain. Etant impliqué dans leur évolution, je dois savoir accepter ce type de chocs et tourner la page. Ma plus grande récompense c’est de voir des jeunes qui prennent du niveau et qui sont reconnaissants pour mon travail», conclut Mathias. Etre aussi passionné pour ton futur métier, ce serait le must non?

Par Joëlle Lehmann, joelle@just4u.org

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